Macron : Le monde a besoin d’un choc financier
L’Agence populaire – Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi à un “choc budgétaire public” et à une augmentation des “financements privés” afin d’aider les pays les plus faibles à faire face au double défi de la pauvreté et du réchauffement climatique.
Macron a déclaré lors de l’ouverture du sommet “New Global Fiscal Compact” à Paris que les pays “ne devraient pas être mis devant le choix de lutter contre la pauvreté ou de lutter contre le changement climatique”, ajoutant : “Nous devons créer un choc financier public et nous avons besoin de plus financement privé.”
Aujourd’hui, une quarantaine de chefs d’État ou de gouvernement se réunissent à Paris pour tenter de remodeler l’ordre économique mondial, avec des trillions de dollars nécessaires à la majorité de l’humanité pour faire face à la crise climatique et sortir de la pauvreté.
“Je sens que nous pouvons faire une grande différence pour la planète et dans la lutte contre la pauvreté”, a tweeté mercredi le président français Emmanuel Macron, qui accueille le sommet “Nouveau pacte budgétaire mondial”.
L’idée du sommet est née en novembre lors de la Conférence des Parties sur le climat (COP27) en Égypte, à la suite du plan présenté par la Première ministre de la Barbade, Mia Motley. Elle a ravivé l’espoir de voir des progrès à cet égard, qui était un obstacle dans les négociations climatiques entre pays pauvres et pays riches, principale cause des émissions de gaz à effet de serre.
L’objectif de ce sommet est de renouveler l’architecture financière internationale née des accords de Bretton Woods de 1944 avec la création du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
Les pays en développement affirment qu’il est difficile d’obtenir des financements auprès des deux institutions, alors que leurs besoins sont énormes pour faire face aux canicules, sécheresses et inondations, et aussi pour sortir de la pauvreté tout en se débarrassant des énergies fossiles et en préservant la nature.
Pour y parvenir, les pays en développement, hors Chine, devront dépenser 2 400 milliards de dollars par an d’ici 2030, selon les estimations d’un groupe d’experts sous l’égide des Nations unies, ainsi qu’augmenter leurs dépenses en combustibles non fossiles à partir de 260 à environ 1,9 billion de dollars par an au cours de la décennie. , selon l’Agence internationale de l’énergie.